2007-11-07 07:37:52, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Si vous êtes coutumier de l'actualité sur Internet, alors vous avez probablement lu des articles relatifs aux réseaux sociaux (adaptation en français de « social network system ») que sont Myspace, Bebo, FaceBook, Orkut, Viadeo ? Si non, notez simplement que ce sont des sites de communautés. C'est-à-dire qu'ils fédèrent des groupes de personnes ayant en commun : une passion, des goûts musicaux, un métier, une langue ... Pour se développer ces sites mises sur le bouche-à-oreille ou le clavier-à-écran, au choix. Concrètement, le nouvel inscrit envoie des messages invitant des membres de son propre réseau personnel (physique ou virtuel) à rejoindre le site. Chaque invité répète à son tour le processus, accroissant mécaniquement le nombre de membres et de liens dans le réseau.
Les réseaux sociaux proposent traditionnellement à leurs adhérents des mises à jour automatiques de carnet d'adresses, la visualisation de profils personnels, la possibilité de former de nouveaux liens par des services d'introduction et d'autres formes de raccordements sociaux en ligne. C'est l'expansion virale. Tous ces sites démarrent du postulat qu'il est plus enrichissant pour un individu d'être connecté à une variété de réseaux eux même liés les uns aux autres que d'être membre d'un forum ou d'une communauté monocolore. En effet, nous appartenons tous à de petits réseaux d'amis, de partenaires, de collègues … sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour élargir notre horizon professionnel ou rencontrer des personnes avec lesquels nous partageons des passions. Les petits réseaux dont je parle ci-dessus peuvent être réels, comme des amis que nous visitons physiquement, sinon virtuels, exemple des amis avec lesquels nous dialoguons exclusivement sur Internet. Quoiqu'il en soit en connectant ces réseaux personnels sur Internet et en naviguant dans les réseaux des autres, nous accroissons notre potentiel et notre horizon. Et c'est pour ça que ces sites battent régulièrement des records de fréquentation. Dans ce billet je brosse un tour d'horizon des communautés et je présente les appétits qui s'aiguisent en coulisses.
Mon expérience personnelle ne me permet pas de dire avec précision quand a éclos le premier réseau social sur Internet, la légende veut que cette distinction revienne à www.classmates.com un site qui permet de garder le contact avec d'anciens copains d'école. C'était en 1995. Aujourd'hui sur la majorité des réseaux sociaux, la construction de profil est libre ainsi que la possibilité de définir le niveau d'opacité des informations que vous y insérez (Qui peut consulter votre profil ? Quelles parties de votre profil sont publiques ? ...) . De plus, la mise en relation sociale nécessite la confirmation des deux parties concernées. Certains réseaux sociaux proposent des fonctionnalités supplémentaires, telles que la possibilité :
- de créer des groupes qui partagent des intérêts communs
- de télécharger des vidéos
- de dialoguer par forums, chat, email ...
- de géolocaliser les autres membres
- ...
Pour décrire un phénomène en expansion il suffit généralement de présenter deux points :
Le point le plus dense : c'est Myspace. C'est un réseau généraliste qui dénombre plus de 200 millions d'inscrits. Les études récentes sur la fréquentation des sites sur Internet indiquent que Myspace serait parmi les dix sites les plus visités au monde, toutes catégories, langues et pays confondus. Ça laisse rêveur.
Le point le plus mobile : c'est FaceBook. C'est actuellement le réseau qui a la meilleure presse. Il a la particularité de publier un ensemble d'API (e.g. Interface de programmation) nommée FaceBook Platform. Ces API permettent aux développeurs externes d'enrichir la plateforme via des modules. FaceBook était initialement un réseau réservé aux étudiants de Harvard, il a récemment muté en réseau généraliste, ce qui n'est pas étranger à son succès.
De mon point de vue il n'y a rien de conceptuellement nouveau dans les réseaux sociaux, c'est simplement un moyen mis à notre disposition pour accomplir ce que nous faisions déjà mais plus efficacement. Ils n'en constituent pas moins la nouvelle coqueluche d'Internet. Comme tout phénomène à la mode, ils permettent de cliver les internautes en deux camps : ceux qui y participent et les autres. Cette situation conduit souvent les deuxièmes à s'inscrire dans des communautés pour ressembler aux premiers sinon à former leur propre réseau social, ce qui revient à alimenter le système. Bref ! Je pense que les réseaux sociaux forment une bulle qui à l'image des start-up, finira par exploser. Les questions en suspens étant : Quand explosera-t-elle ? Et à qui cela profitera le plus ?
Quand ? Difficile à dire mais on peut constater qu'elle commence déjà à dégonfler. Quelques signes annonciateurs :
- La qualité des sites en général se dégrade.
- La quantité de communautés inactives croît.
- Le spam se développe.
- La fréquence des visites sur certains leaders comme Myspace régresse.
Après l'explosion il ne devrait subsister que ceux qui ont trouvé la bonne niche ou ont su enfuir leurs racines, bien profondément. A suivre.
A qui cela profite ? Comme je le disais tantôt, à ce stade il est impossible de déterminer combien de temps va durer l'état de grâce dont jouissent les réseaux sociaux. Ce qui est sûr c'est qu'ils drainent du monde et constituent un excellent levier pour celui qui saura les fédérer. Je m'explique : sur Internet vous avez communément deux mondes qui cohabitent :
- Les terminaux : c'est ce avec quoi vous vous connectez à Internet (e.g. ordinateur, portable, pda ...). Dans ce monde la déesse s'appelle Microsoft.
- Le contenu : c'est ce que vous recevez d'Internet (e.g. HTML, vidéo, music ...). Dans ce monde la déesse s'appelle Google.
En attendant Matrix et les hommes capables de naviguer sur Internet par la pensée, ces deux mondes sont contraints de cohabiter encore quelques années. Ceci dit la cohabitation des déesses n'est ni indispensable ni souhaitée par les intéressées. C'est pourquoi Google et Microsoft s'affronte régulièrement sur à peu près tout ce qui gravite autour d'Internet. L'idée c'est qu'au bout du bout du bout, il n'en reste qu'un. Ça me fait penser à Highlander tout ça !
Ce qu'il est intéressant de remarquer ici c'est que ces deux sociétés n'ont ni le même âge ni le même passé. Elles ont chacune une stratégie de conquête chevillée à l'esprit et forcément héritée de leurs histoires respectives. Avec tous les avantages et inconvénients que cela suppose :
Google se présente comme la start-up sympa qui veut notre bien à nous internautes et qui n'hésite pas à casser les codes pour tenir à jour cette idée dans nos esprits. Dans les grandes lignes : Google a été la première à appliquer des critères pertinents et objectifs pour trier ses résultats de recherche, avec Gmail google a rendu le webmail sexy et obèse, Google est en tête de la publicité ciblée et non-obstrusive ... Liste non exhaustive. Bref ! Vous l'avez compris quand google veut qu'elle que chose elle s'assure d'abord du soutien des utilisateurs et des développeurs puis impose à ses concurrents sa vision du système. Ce n'est pas de l'altruisme, google est une entreprise qui fait des bénéfices et cherche à en faire encore plus, simplement son positionnement est suffisamment singulier pour être signalé.
Microsoft est une entreprise qui a née et s'est construite indépendamment du boom d'Internet. Ceux qui connaissent son histoire savent qu'elle a rarement été novatrice. Quelques exemples : elle a racheté MS-DOS puis délesté IBM de son PC, elle a copiée l'interface graphique d'Apple, elle est arrivée sur le marché de la bureautique bien après les premiers logiciels de ce type ... Quoiqu'il en soit Microsoft est aujourd'hui la plus importante entreprise de services d'information et est la société qui a le plus œuvrée pour populariser l'informatique. Sa place n'est donc pas usurpée. Sur Internet Microsoft pratique le clanisme c'est-à-dire que ses partenaires lui offrent sans condition leurs approbations en échange Microsoft leur octroie des privilèges symboliques ou financiers (e.g. participation au capital, tarifs préférentiels sur des produits Microsoft ...).
Le dernier exemple de cette opposition de style c'est OpenSocial de google. Google est partie du constat assez simple qu'encore plus que le look et les personnes qui animent un réseau, se sont les fonctionnalités, dudit réseau qui font sa popularité. Le combat Myspace vs FaceBook en est la preuve. En effet, Myspace reçoit plus de visites et héberge plus de communautés que FaceBook et pourtant celui dont la croissance est la plus forte c'est FaceBook. Ceci simplement parce que FaceBook est extensible à volonté et selon le bon vouloir des développeurs qui exploitent ses API. Au final il est plus aisé d'avoir un FaceBook à son image qu'un Myspace à son image et ça change tout ! A ce stade de sa réflexion google ignore qui survivra à l'explosion de la bulle des réseaux sociaux. Suivant la même logique, il n'est pas trivial qu'une API Myspace Plateform suffirait à inverser la tendance. C'est pourquoi google a mis au point OpenSocial, une interface permettant la programmation d'applications compatibles avec plusieurs réseaux sociaux. Concrètement les développeurs vont pouvoir créer grâce à OpenSocial un module une fois et avoir la garantie que ce module sera compatible avec tous les réseaux sociaux qui adhère à OpenSocial. De plus google a eu la bonne idée de s'appuyer sur des standards de facto que sont JavaScript et HTML là où FaceBook impose d'apprendre un nouveau langage, fusse-t-il très simple. Côté consommateur social, nous avons l'assurance de retrouver nos modules favoris d'un réseau à l'autre. Bref ! Nous ne sommes plus captifs. Merci google même si je ne doute pas que cette initiative est loin d'être désintéressée et permet au contraire à google d'investir massivement un domaine duquel il n'était pas encore à la pointe. Côté réseaux sociaux, les échos semblent bons, puisque la liste des partenaires s'allonge un peu plus chaque jour : MySpace, Friendster, LinkedIn, Ning, Oracle, Orkut, Plaxo, Salesforce.com, Six Apart, Xing … Vous avez noté l'absence de FaceBook dans la liste ? J'y reviens plus loin.
Tout serait très simple si Microsoft n'avait pas senti qu'ici se jouait probablement un tournant dans la bataille pour le contrôle des réseaux sociaux. Je rappelle que Microsoft a son propre réseau social : Windows Live Spaces. Je pense que Microsoft savait que Google préparait une offre en direction des réseaux sociaux. Des informations filtraient d'un peu partout sur le sujet. C'est pourquoi Microsoft s'est alliée à FaceBook espérant ainsi gêner la déferlante google sur les réseaux sociaux. Tous les projecteurs sont désormais braqués sur FaceBook : En restant en marge d'OpenSocial et si ce dernier connaît le succès qu'on lui prédit, FaceBook fait implicitement une croix sur une partie de ses revenus publicitaires. D'un autre côté, en choisissant le giron de Microsoft et connaissant les moyens de cette dernière, FaceBook s'assure de survivre à l'explosion de la bulle des réseau sociaux. Affaire à suivre.
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2007-08-23 17:23:49, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Craig Barret (e.g. l'actuel président d'Intel) disait qu'« Internet sera à l'économie du 21è siècle ce que l'essence fut au 20è siècle » et je suis convaincu qu'il a raison. Je précise d'entrée que je m'intéresse à Internet le « moyen » par opposition à Internet le « but ». Je vais notamment parler de musique numérique. C'est-à-dire la musique téléchargée depuis Internet et consommée via des baladeurs mp3 et ogg.
Je pense qu'Internet représente une formidable opportunité pour les propriétaires des droits sur la musique. En effet, il permet d'augmenter la visibilité d'une oeuvre et indirectement celle de son auteur. Mécaniquement cela devrait produire plus de coup de cœur, voire d'achat. Problème : le piratage d'une œuvre est une fonction croissante de la convoitise qu'elle suscite et c'est ce qui explique la surprotection dont les œuvres digitales sont l'objet.
En se lançant sur Internet, les maisons de disques ont pris soin de verrouiller leurs produits (via des DRM) et leurs profits. C'est ainsi que les propriétaires des droits sur la musique téléchargée perçoivent la majeure partie du prix du fichier (environ 65%), l'autre gros morceau va aux banques qui permettent les achats en ligne (environ 25% du prix). La part restante revient aux sites de diffusion de musique. Elle est réduite et couvre assez mal les frais de développement, de marketing et de fonctionnement de ces derniers.
Cette répartition des profits oblige les sites de musique en ligne à imaginer d'autres circuits de rentabilité. Par exemple, Apple via son iTunes Music Store valorise sont format propriétaire AAC et ses baladeurs iPod. Et ça marche. En France, ce sont les fournisseurs d'accès à Internet, Neuf Cegetel et Free qui font l'actualité récente.
Neuf propose deux offres de location de musique, exclusivement dédiées à ses abonnées et utilisateurs de Windows Média Player 10 :
- L'une gratuite et limitée à 1 genre musical. Les genres musicaux disponibles étant : variété française, pop, rock, disco/funk, world, electro/dance, rap/R'n'B, jazz/blues et classique.
- L'autre à 4,99 euros par mois, comprenant tout le catalogue Universal Music France.
La musique téléchargée ne sera transférable que sur des baladeurs compatibles avec les DRM Windows ce qui exclu le plus populaire d'entre eux : iPod. DRM oblige, l'abonné perdra toute sa musique le jour où il résiliera son abonnement chez Neuf ou s'il ne connecte ni son PC ni son lecteur numérique au minimum une fois par mois pour renouveler la licence associée aux fichiers audio. Pour plus d'information, visitez http://neufmusic.fr.
L'offre de Free s'articule autour d'un partenariat avec le site d'écoute à la demande http://deezer.com (ex Blogmusik). La consommation des morceaux y est gratuite et illimitée. Les morceaux sur deezer ne sont pas téléchargeables mais streamés, c'est-à-dire que vous devez être connecté à Internet pour les écouter. Contrairement à Neuf Cegetel, deezer n'utilise pas de DRM mais propose de la pub pour financer son service. De fait, la plateforme est exploitable sous Windows, Mac OS X et Linux. Notez enfin que http://deezer.com n'est pas réservée aux freenautes.
Personnellement je ne suis pas demandeur d'offres avec DRM car la musique n'est mienne que quand je la possède. Et les DRM me l'interdissent. De plus, même si elle est plus séduisante, l'offre de deezer ne me convainc pas totalement dans la mesure où je veux pouvoir écouter la musique que j'apprécie loin de mon PC et d'Internet.
Plus généralement, les mesures techniques de protection de logiciels ont toujours existées. Exemple sous Windows, de nombreux logiciels nécessitent une clé d'activation pour être fonctionnels. Windows lui-même est livré avec une batterie de protections, souvent inefficaces, mais c'est un autre débat. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les créateurs de logiciels ne sont pas candides. Depuis le temps qu'ils s'y essayent ils ont bien compris qu'il était techniquement impossible de protéger de manière absolue un logiciel. En fait, si vous ne souhaitez pas que votre logiciel soit piraté c'est simple : assurez-vous qu'il restera confidentiel et faites en sorte qu'il ne présente aucun intérêt. Le second étant une condition suffisante au premier. Bref, un protocole inacceptable pour quiconque souhaite gagner de l'argent. Non, la longévité des protections logicielles vient du fait que les personnes qui les commandent, espèrent qu'à défaut d'être efficaces elles allongeront le délai qui sépare la sortie d'un logiciel protégé de la disponibilité du crack qui va bien. A méditer.
Les protections logicielles appliquées aux fichiers musicaux souffrent des mêmes limites. Ces protections sont régulièrement cassées, pire, il est aujourd'hui possible de se procurer de la musique gratuitement sans DRM, via les réseaux P2P ou moyennant très peu d'argent sur des plateformes alternatives. In fine, les personnes qui endurent le plus ces protections, ce sont les honnêtes consommateurs et je me dis qu'il est temps de penser à eux.
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2007-06-10 16:17:08, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Lao-Tseu disait « Qui domine les autres est fort. Qui se domine est puissant. » . Je soupçonne les dirigeants d'Apple d'être des adeptes de cette maxime ou pour le moins cela expliquerait la maestria dont ils font preuve dans deux domaines : « la gestion de la rumeur » et « l'usage des technologies des autres ». Petite précision, ceci n'est pas un billet à charge contre Apple (ou Microsoft au demeurant). J'ai simplement été amusé de constater qu'après avoir été singée technologiquement par Microsoft, Apple à son tour singe commercialement Microsoft. Question en suspend : copier sur le copieur n'est-ce pas une copie de trop ?
Si on considère l'histoire récente d'Apple, je parle du début de l'ère Mac OS X à nos jours, soit environ 7 ans. On retrouve invariablement sur la plupart des annonces importantes, ces deux lignes de forces, cette dualité entre « la gestion de la rumeur » et « l'usage des logiciels open source ». C'était vrai pour le noyau XNU basé sur le micronoyau Mach et 4.4 BSD, c'était vrai pour le portage de Mac OS X sur Intel facilité par le travail effectué dans Darwin, c'était vrai pour le X11 natif de Mac OS X basé sur XFree86, c'était vrai pour Webkit basé sur KHTML de KDE … liste non exhaustive.
Le dernier exemple en date : l'intégration de ZFS (Zettabyte File System) dans Mac OS X 10.5, alias Leopard, comme système de fichier par défaut, perpétue cette tradition :
- Ce fut une rumeur qui a parcouru les cercles des initiés pendant un an et qui a été confirmée très récemment.
- ZFS est un système de fichier open source développé par Sun Microsystems et disponible sous licence CDDL (Common Development and Distribution License).
D'un point de vue purement financier, la stratégie « Fort à l'extérieur et encore plus fort à l'intérieur » de Lao-Tseu a fait ses preuves. Le meilleur exemple de réussite justifiée par cet aphorisme est Microsoft. Microsoft a clairement construit sa stature grâce au PC d'IBM, au DOS d'un développeur indépendant et à l'interface graphique d'Apple. Mais contrairement à ceux chez qui elle se servait, Microsoft a verrouillé ses logiciels (Microsoft Windows, Microsoft Office, Microsoft Internet Explorer …) afin que personne ne puisse les vampiriser.
Partant de là, Apple a raison de s'engager dans cette voie et ses bons résultats économiques actuels ne sont pas anodins. Au passage, le manque d'échanges bilatéraux équilibrés avec la communauté open source a des dommages collatéraux : Open-Darwin qui aurait pu être le Mac OS X open source est mort, Yellow dog Linux la distribution linux pour machine PPC se cherche des ordinateurs cibles, les développeurs de KHTML passent pour des débutants incapables d'intégrer à Konqueror les fonctionnalités de Webkit ... Et tout ça c'est bon pour le business immédiat. A long terme je suis plus sceptique.
Ma vision est la suivante, jusqu'à présent dans l'univers impitoyable des ordinateurs personnels le logiciel a toujours prévalu sur le matériel. Comprendre qu'on achète une machine principalement pour ce qu'on peut y faire (e.g. le système d'exploitation et les logiciels associés) puis pour son plastique. Si vous ajoutez à cela le fait que produire du matériel coûte plus cher et dégage moins de marges que produire du logiciel. Vous comprenez pourquoi Microsoft est plus rentable que Nvidia.
Malheureusement avec l'augmentation des débits, la vulgarisation d'Internet et l'explosion d'applications riches accessibles depuis le navigateur, les choses changent. La tentation de réduire l'ordinateur personnel à l'état de connecteur à Internet va crescendo. Cette mutation si elle s'opère va bouleverser l'équilibre matériel-logiciel. Assurément la compétition sur PC ne consistera plus à produire le meilleur système d'exploitation mais à produire le meilleur terminal Internet matériellement parlant, s'entend. Toute la concurrence logicielle étant déplacée sur Internet. Problème pour Apple : sur Internet c'est google qui est en position de force. Il y possède le principal moteur de recherche, une suite bureautique, un courriel, un logiciel de chat … Cerise sur le gâteau, google y applique déjà le principe de Lao-Tseu. La boucle est bouclée.
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2006-05-21 09:42:50, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
J'étais à la FNAC il y a quelques jours et j'ai été frappé par la quantité de produits « HD quelque_chose ». Sur le moment cela ne m'a pas vraiment interpellé. J'ai bien-sûr constaté l'offensive « Haute Définition » menée par les ténors de l'électronique grand public que sont Sony, Microsoft, Toshiba et consort. Plus franco-français, j'ai remarqué que Free et Neuf Cegetel préparaient des Box HD. Je sais également que TF1 diffusera les contenus du Mondial 2006 en haute définition. Attention, les rencontres en HD seront diffusées sur TPS via le satellite et cela ne concerne que les 10.000 abonnés qui disposent d'un décodeur compatible Mpeg-4, le format de diffusion de la haute définition. De mon point de vue, rien de nouveau sous le soleil, ils font leur métier : nous donner envie de nous re-équiper en téléviseur et produits associés. A nous de faire le notre : n'acheter que quand nous en avons besoin et uniquement ce dont nous avons besoin. Ce qui m'agace dans cette déferlante commerciale, c'est qu'on se contente d'exposer les aspects séduisants de la technologie en occultant la part d'ombre. Comme d'habitude !
Pour nous vendre la HD, ces grandes marques nous promettent une image de meilleure qualité et une connexion simplifiée qui acheminera à la fois le son et l'image. Une sorte de prise péritel pour la haute définition.
Commençons par la partie joyeuse, l'image de meilleure qualité. Une image sur un téléviseur est constituée de points disposés sur des lignes. Les images sont rafraîchies suivant deux techniques. Lorsque votre téléviseur rafraîchi d'abord les lignes paires puis les impaires on dit qu'il fonctionne de manière entrelacée (interleaved en anglais), lorsqu'il rafraîchi l'image en entier on dit que son affichage est progressif (progressive en anglais). Concrètement, à 50Hz en mode entrelacé, votre écran affiche 25 images par seconde contre 50 en mode progressif. A titre indicatif, un téléviseur PAL/SECAM même s'il vous a coûté très cher, affiche 720 points sur chacune des 576 lignes qui le composent, le tout en mode entrelacé. Un téléviseur « HD Ready », propose une image avec plus de piqué. D'abord parce qu'il affiche plus de points sur plus de lignes : au minimum 1280 points sur 720 lignes. Mais aussi parce qu'à cette résolution, les images défileront de manière progressive, c'est le format 720p. Il existe aussi le « Full HD », c'est le format 1080i, vous avez plus de points (1920) sur plus de lignes (1080) mais votre téléviseur fonctionne en mode entrelacé.
Abordons maintenant le sujet qui me fâche, la connexion simplifiée : HDMI (« High Definition Media Interface » ou interface média haute définition). C'est par ce câble que transitent les signaux audio et vidéo sans compression ni perte d'information. Le cahier des charges qui a mené à l'élaboration de cette nouvelle prise était très précis. En effet, tous ceux qui ont un écran LCD savent qu'il est possible de transporter un signal numérique inaltéré directement depuis la source jusqu'au téléviseur grâce à une prise DVI. Le problème est que les prises DVI n'empêchent pas le piratage. C'est pourquoi, les majors de l'industrie cinématographique ont imposé l'utilisation d'un cryptage des données vidéo transitant par le HDMI, afin d'éviter le piratage des contenus vidéo numériques non compressés : le HDCP (« High Bandwidth Digital Content Protection »).
Je ne suis pas un ayatollah anti-major, ils font ce qu'ils veulent avec leurs produits, je me sens libre de ne pas les acheter quand ils ne me conviennent pas. Néanmoins, je me demande si nous ne basculons pas dans un système totalitaire à la sauce numérique. Mes craintes tiennent en deux points :
Avec la gestion des DRM telle qu'elle est implémentée dans les prises HDMI, un téléviseur HD n'affichera correctement du contenu HD que si ce dernier contient des DRM. Cela signifie que mon téléviseur « Full HD » peut m'empêcher de visionner mon dernier film de vacances, juste parce que ce dernier a été tourné en HD mais sans DRM ou sauvegardé dans un format qui ne supporte pas les DRM.
Ensuite en tant que consommateur averti je peux décider de ne pas m'équiper en produits HD. Se faisant, je suis conscient de me priver du but de Zinédine Zidane en final de la coupe du monde 2006 en HD, en contrepartie cela me permet de garder le contrôle sur mes périphériques. Problème, tous les utilisateurs ne sont pas avertis et peuvent céder aux sirènes de la HD. Il est même probable que la proportion de consommateurs « Full HD » croisse avec la quantité de programme HD. Allons plus loin et imaginons que les programmes et donc les périphériques HD deviennent ultra-majoritaires. Ceux qui comme moi se seraient marginalisés n'auraient plus d'autre choix que de passer à la HD ou de définitivement se priver de tout loisir numérique.
On compare souvent l'avènement de la HD à celle de la télévision couleur et c'est une erreur. En effet, bien que les programmes soient diffusés en couleur, rien n'empêche les possesseurs de téléviseurs noir et blanc de continuer à utiliser ces derniers. Contrairement à la HD qui se propose d'exclure progressivement les consommateurs non-conformes. Au demeurant, en tant qu'informaticien je suis particulièrement sensible au piratage et je peux comprendre que les diffuseurs de contenu protègent leurs produits. Ce qui me gène c'est le sous-entendu associé aux DRM. Pour les majors, si vous ne fraudez pas encore, vous le ferez un jour et à partir de ce postulat elles se donnent le droit de cadenasser toute expérience numérique. Heureusement nous vivons les prémices de la HD, nous pouvons encore décider de sa réussite ou non, sous cette forme. Rendez-vous dans 5 ans pour les comptes.
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2006-05-07 10:30:04, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Le marché des ordinateurs fixes et portables arrive à saturation dans les pays
développés. Cette situation coïncide avec une croissance soutenue du même
marché sur les autres continents. Cela explique probablement l'appétit des
multinationales informatiques vis-à-vis des pays émergents. Deux exemples :
Commençons par l'annonce la plus ancienne : le MIT prépare un
PC portable à 100 dollars. Ce portable intègra un processeur AMD cadencé à 500 Mhz, 4 ports
USB et un module Wi-Fi. Il disposera d'une manivelle capable de recharger la
batterie. Pour l'instant, une minute de manivelle est nécessaire pour 10
minutes d'autonomie. Côté logiciel, beaucoup de logiciels libres avec notamment
un système d'exploitation à base de noyau Linux.
Intel par la voix de son CEO, Craig Barrett, avait critiqué la machine du MIT,
la qualifiant de gadget. Ce qui ne l'empêchera pas de sortir le sien : l'Eduwise.
Il s'agira d'un PC portable à 400 dollars et dédié à un usage scolaire. Côté
matériel : un processeur Intel, des modules pour le Wi-Fi et un écran tactile.
Côté logiciel, essentiellement du propriétaire avec le système d'exploitation
Windows XP de Microsoft.
D'un point de vue purement humaniste le produit du MIT est meilleur, je
trouve juste qu'il n'est pas adapté aux besoins réels des enfants de ces pays
là. En effet, je me demande si l'impératif immédiat n'est pas de nourrir ces
enfants ? De les scolariser ? De leurs éviter les travaux forcés ? Et
d'éradiquer la corruption qui détourne les dons de leurs véritables
destinataires. En revanche, la machine d'Intel, est fidèle à la vision qu'a
Intel de la relation vendeur-client : un produit moyen à un prix élevé. Intel
ignore-t-il qu'on trouve déjà des machines largement mieux dotées pour 100 euros de plus ? Intel ignore-t-il qu'en utilisant des logiciels libres il pourrait faire baisser substantiellement la facture ?
La vulgarisation des moyens informatiques dans les pays en développement et
d'une manière plus large dans les milieux défavorisés, est une excellente idée.
Le fait qu'elle ne soit pas l'apanage des philanthropes ne me gène pas.
Néanmoins, je pense que la réussite de tels projets est subordonnée à deux
conditions : premièrement que les besoins indispensables ci-dessus soient
satisfaits. En second, je constate qu'une grande partie de l'opinion publique des pays développés n'a des pays en voie de développement qu'une vision misérabiliste. Cela transparaît à travers la couverture médiatique qui leur est accordée ou dans les deux ordinateurs susmentionnés. Il est urgent d'arrêter de penser que « démuni » est synonyme
« d'idiot », un tamagotchi reste un tamagotchi même s'il y a marqué
« Intel inside » dessus.
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2006-03-22 07:59:47, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Petit interlude historique : Internet est une invention américaine. Sur Internet, un ordinateur est identifiable grâce à son adresse IP, lorsque l'ordinateur est un site Internet, des serveurs DNS (Domain Name System) permettent d'y accéder par une adresse logique : le nom de domaine. Un nom de domaine se termine par une extension. Ce sont les fameux « .com » et « .org » qui permettent de classer les acteurs par domaine d'activité. Lorsque Internet est sorti des frontières américaines, un système d'extensions géographiques a été mis en place : « .fr », « .uk », « .de » ... Il y en a environ 250. Les extensions géographiques (les ccTLD) sont administrées par le pays auquel elles sont naturellement associées. Pour le « .fr » c'est à l'Afnic (Association française du nommage de l'Internet en coopération) qu'il faut s'adresser. Tant qu'on est en France, je signale que c'est officiel, l'Afnic ouvrira le « .fr » aux particuliers le 20 juin 2006. Cela signifie qu'à partir du 20 juin, toute personne majeure et disposant d'une adresse postale en France pourra déposer un nom de domaine en « .fr ». Jusqu'à cette date, seuls les personnes morales, les entreprises, les professionnels, les associations et les organismes publics, ayant une existence légale en France ont ce droit.
C'est une organisation à but non lucratif, l'Icann (Internet Corporation of Assigned Names and Numbers), qui alloue les adresses IP et valide les nouvelles extensions. Elle a été créée en 1998 par le président Clinton pour gérer les treize serveurs root du DNS d'Internet. Ces treize machines, sont réparties dans le monde : dix sont aux Etats-Unis, une au Royaume-Uni, une au Japon et une en Suède. Le fonctionnement des treize serveurs est assez simple : Il y a un serveur maître, le fameux serveur « A » et douze copies. Si une modification correspondant à la création d'un nom de domaine n'est pas opérée sur le fichier du serveur « A », le nom de domaine n'existera pas.
Qu'un organisme même a but non lucratif ait le pouvoir absolu sur Internet est assez inquiétant, mais ce n'est pas le pire. En effet, l'Icann dépend du gouvernement américain et plus spécifiquement du département du commerce, et ce dernier ne se prive pas pour verrouiller tout ce qui concerne Internet. J'ai déjà parlé de la création de nouvelles extensions qui dépend in fine du département du commerce américain. J'ai également parlé de l'ajout d'un nouveau nom de domaine qui ne peut se faire sans l'autorisation du département du commerce américain. Patience il y a mieux : un changement de gestionnaire au sein d'un pays, ou même l'ajout de serveur de nom pour un pays doit être avalisé par le département du commerce américain. Lorsqu'un gouvernement veut déléguer la gestion de son extension à un nouveau gestionnaire, il doit au préalable obtenir l'accord des Etats-Unis et signer un contrat de droit américain. Alors, c'est qui le maître du monde ?
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2006-03-20 07:07:55, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Je pense qu'on peut scinder les visiteurs d'un site en deux catégories, ceux qui viennent, parce qu'ils connaissent quelqu'un qui connaît le webmaster et ceux qui viennent spontanément après une requête sur un moteur de recherche. Le Web se démocratisant et les sites se multipliant, la proportion des seconds augmente et devient souvent majoritaire. C'est pourquoi, lorsqu'un nouveau site est lancé, la question du référencement devient rapidement prédominante. Vous trouverez facilement, via un moteur de recherche (eh oui !), des sites qui vulgarisent des techniques pour augmenter son « ranking ». Ces techniques sont connues des moteurs recherche et ces derniers appliquent déjà les parades qui vont bien. Conclusion, rebelote pour de nouvelles techniques et de nouvelles parades, c'est le classique jeu du chat et de la souris, pour ceux que ça amuse.
De simples annuaires de liens, les moteurs de recherche sont devenus les portes d'entrée sur Internet. Google plus que les autres a su s'imposer dans ce domaine. Sur les forums je lis plus souvent « va chercher sur google » que « va chercher sur Internet ». Google concentre en effet 49% des recherches aux Etats-Unis contre 80% en Europe. Cela signifie que huit personnes sur dix, en Europe, voient Internet sous le prisme de Google. Selon Nielsen/NetRatings, les internautes auraient effectués 5,7 milliards de requêtes sur les moteurs de recherche en janvier 2006, soit une progression de 39% par rapport à janvier 2005. Deux réflexions sur le fonctionnement d'Internet : Premièrement, le contenu ce n'est pas très important, l'idée suffit. En effet Google est parmi les sites les plus visités et il ne propose aucun contenu, juste des liens. Deuxièmement, il y a une forte prime au premier, une étude réalisée par un professeur et ses étudiants, montre que Google n'est plus, plus pertinent que Yahoo! , ce qui ne l'empêche pas de conserver les faveurs des internautes.
Pendant plusieurs années, les outils de recherche ont éprouvé des difficultés à rentabiliser leurs investissements, jusqu'au jour où sont apparues les annonces en lignes sponsorisées. Qu'il s'appelle Google Adword ou Overture (Yahoo !) ou encore Espotting, le principe est le même : vendre des mots clefs qui permettent à l'annonceur d'apparaître en tête de liste des recherches effectuées par les internautes. Plus de visiteurs sur le moteur, donne plus de mots clés achetés qui produisent plus de gains pour le moteur et plus de visiteurs pour l'annonceur. Je n'ai pas les chiffres récents mais on estimait ce marché à 1,4 milliards de dollars en 2004.
Ce qu'il y a de bien dans un secteur fortement concurrentiel, c'est que les challengers sont prêts à tout pour gagner en notoriété et fidéliser les internautes. Un exemple : Pendant tout le mois de mars et uniquement pour les américains, Microsoft a lancé ce site. Le principe est le suivant : vous effectuez une requête et êtes tiré au sort pour gagner un lot (argent, téléviseurs, week-ends à Las Vegas, ...). Avis aux amateurs.
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2006-03-15 22:57:16, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Etant donné que l'information a déjà filtré, je posterai un message dans les prochains jours sur ce site (ou son miroir) expliquant pourquoi c'est la fin de l'histoire Mandriva pour moi, et quelle est la suite.
C'est avec ces mots que Gaël Duval annonce sur son site, son départ de Mandriva (ex MandrakeSoft). La quasi-totalité des linuxiens francophones connaissent Gaël Duval, pour les autres, petit cours d'histoire :
Gaël Duval est le créateur de la distribution Linux Mandrake, initialement dérivée de la distribution RedHat Linux. Il s'associe à Frédéric Bastok et Jacques Le Marois pour créer la société MandrakeSoft en 1998. Dès sa création, Mandrake se propose de simplifier l'installation et l'utilisation de Linux et elle y parvient. En 2005, MandrakeSoft fusionne avec Connectiva, ce qui donne naissance à Mandriva. Mandriva emploie environ 130 personnes moins une. Gaël Duval était pour moi l'âme de Mandrake, j'espère que son départ ne brisera pas l'engouement que suscite cette distribution.
Je n'ai jamais été fan de Mandrake/Mandriva, je continue de penser qu'elle manque de finition. Tant qu'on parle de Linux, autant dire que je ne crois pas qu'il soit en mesure de s'imposer sur le « bureau » et je suis linuxien, donc je sais de quoi je parle. Je ne remets pas en cause ses qualités et sa versatilité. Le problème est ailleurs, c'est le manque d'innovation. Avant la sortie de Mac OS X, une légende urbaine courait qu'un Unix ne pouvait être simple à utiliser. J'en étais moi-même convaincu et cela me permettait de justifier le manque d'ergonomie des distributions Linux à l'époque (2001). Depuis on sait qui avait tort.
Que les utilisateurs de Linux se rassurent, j'ai vu que les bureaux sous Linux avaient évolués, j'ai vu que KDE singe Windows et que Gnome imite Mac OS X. Juste un exemple, il a fallu que Windows se décide à copier l'interface 3D de Mac OS X pour que le serveur d'affichage de Linux se décide à en faire autant avec Xgl. A quand un linux à la pointe d'une évolution majeure à destination du grand public ?
Slackware Linux est ma distribution préférée. C'est aussi la plus dépouillée, ou austère dirons certains et c'est justement pour ça que je l'apprécie. Ceci dit, je suis conscient qu' « on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre ».
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2006-02-27 20:52:38, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Microsoft a annoncé aujourd'hui que son futur système d'exploitation Windows Vista sera décliné en six versions différentes : Windows Starter 2007, Vista Home Basic, Vista Home Premium, Windows Vista Business, Windows Vista Ultimate et Windows Vista Enterprise. La différence la plus importante entre ces versions sera le rapport qualité prix. La sortie officielle de Windows Vista est prévue pour l'été 2006. En attendant, Microsoft a mis à la disposition des testeurs une CTP (Community Technology Preview), portant le numéro de build 5308.
Je suis un utilisateur de PC : Windows et Linux et je n'hésite pas à me moquer des utilisateurs de mac que je trouve trop crédules parfois. Néanmoins, je n'en peux plus des captures d'écrans de Windows Vista et des utilisateurs qui s'extasient devant elles. Oui elle est jolie, oui elle est révolutionnaire pour un utilisateur de PC, mais ça fait cinq ans que les utilisateurs de macs en profitent.
Windows Vista inaugure Avalon, une interface graphique de nouvelle génération, entièrement vectorielle, dotée d'un module 3D nommé Aero qui utilisera votre carte graphique pour créer des effets d'ombrage et de transparence. Le hic c'est que Mac OS X propose une telle interface depuis 2001. Le moteur de recherche, les dossiers " intelligents " qui permettent de regrouper les fichiers de l'utilisateur en fonction de mots-clés, ou encore l'option permettant de démarrer Windows en quelques secondes seulement, sont autant de fonctions que l'on trouve déjà dans le système d'Apple. Bref ! Vista c'est beau, c'est cher, mais c'est une imitation.
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2006-02-21 21:45:03, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Sous le nom interactif-détente-TGV (idTGV) se cache le nouveau concept de voyage en train de la SNCF. Il s'agit d'un train sur les lignes Paris-Avignon-Marseille-Toulon, Paris-Nîmes-Montpellier et Paris-Bordeaux-Toulouse. Les tarifs sont très agressifs, par exemple, pour un Paris-Marseille vous paierez 19 euros si vous voyagez en deuxième classe contre 39 en si vous préférez la première. Les billets idTGV sont vendus exclusivement sur Internet, pour en profiter connectez-vous au site www.idtgv.com. Vous pouvez imprimer les billets sur une imprimante classique et il est inutile de les composter.
La directrice du département Voyage France Europe de la SNCF, Mireille Faugères vient d'indiquer qu'idTGV, proposera aux passagers ayant les mêmes centres d'intérêts de se rencontrer à bord du train :
Les gens n'osent pas forcément discuter avec leurs voisins. Nous avons décidé de faciliter la mise en relation autour de passions comme les jeux vidéo par exemple. D'autres prises de contact seront plus pragmatiques. Des parents pourront rechercher d"autres adultes voyageant avec des enfants du même âge que les leurs, des passagers désireront partager avec d"autres un taxi à l"arrivée du train, ou encore regarder un DVD pendant le trajet et ainsi diviser les frais de location.
Le principe est le suivant : Lorsque vous réservez votre billet, le site récolte également vos centres d'intérêts, puis avant le départ, un SMS vous indiquera le nombre de personnes avec qui vous partagez ces derniers. Si vous êtes intéressé, il vous suffit de vous rendre au bar.
Je trouve l'initiative intéressante, ça change du voisin qui ronfle et des enfants qui gesticulent dans tous les sens. Concernant la couverture, c'est juste dommage que ce soit toujours les mêmes qui profitent des bonnes affaires : les parisiens qui ont une maison de campagne. Enfin au sujet des rencontres, ce se serait bien que la SNCF rembourse les billets en cas de mauvais aiguillage.
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2006-01-31 20:00:03, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]

Sony a annoncé qu'il souhaitait se concentrer sur son coeur de métier à savoir l'électronique, le jeu et le divertissement. C'est pourquoi ce dernier annonce qu'il arrêtera progressivement la production d'Aïbo le robot-chien. Pour la petite histoire : Aïbo se présente comme un petit chien de près de 28 centimètres (sans la queue). Il a 20 articulations avec divers degrés de mouvements et est doté d'une peau sensible à la pression. Cela lui permet de réagir selon la façon dont vous le touchez. Les propriétaires les plus bidouilleurs peuvent grâce à un logiciel, accroître les capacités de leur mammifère à puces. L'animal a un prix compris entre 1500 et 3000 euros, soit le prix d'un chiot de concours. Les tarifs varient en fonction des options activées. Si vous êtes intéressé sachez qu'il existe de nombreux sites dédiés à Aïbo comme en témoigne cette page.
Je ne suis pas un grand fan des animaux domestiques. Pour Aïbo : j'estime qu'à ce prix là, Sony pourrait lui expliquer comment faire un bon café. Pour les vrais chiens et chats, ce n'est pas mieux. Non, je ne les diabolisent pas, pour tout vous dire, je suis même convaincu qu'ils aident à la sociabilité des plus jeunes. Ce sont les maîtres qui m'inquiètent. J'ai du mal à comprendre ces personnes souvent âgées qui préfèrent leurs chiens à leurs enfants. Ou ces autres qui offrent coiffeurs et toilettes à leurs chats. Quoiqu'il en soit si j'avais à choisir entre un chien et un robot, je pense que je choisirais le chien. Pour la simple raison qu'il est biodégradable. En effet, et comme c'est à la mode, lorsque je ne veux plus de mon chien, je peux l'abandonner. Avec un peu de chance, il mourra de faim et se décomposera tout seul comme un grand. Essayez la même chose avec un Aïbo !
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2006-01-20 20:56:27, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Si vous suivez l'actualité informatique vous savez que Steve Jobs, le PDG d'Apple, a récemment présenté, de nouveaux ordinateurs de bureau de la gamme iMac et des portables baptisés MacBook Pro, intégrant des puces double-coeur d'Intel. Il s'agit de la première concrétisation de l'accord signé entre Apple et Intel en juin 2005. Lors de cette présentation, Steve Jobs avait indiqué que les nouveaux iMac profiteraient d'une amélioration des performances de l'ordre de 200 % par rapport à la génération précédente équipée de G5. Aujourd'hui le site macworld révèle qu'il y a un ver dans la pomme. Les gains apportés par le nouveau processeur seraient plutôt compris entre 10 et 20%.
Je ne vais pas être méchant avec les utilisateurs de Macs mais il n' y a qu'eux pour croire encore ce que raconte Steve Jobs. Depuis le temps qu'il révolutionne son univers il devrait savoir que 1+1 fait rarement 2 en Informatique. Doubler la fréquence d'un processeur n'a jamais doublé ses performances. Deux coeurs ce n'est pas deux fois plus véloce qu'un seul coeur. Non, chez Apple la seule chose qui double régulièrement c'est le prix des machines.
Ceci dit, je ne vais trop me moquer des utilisateurs de Mac car j'ai l'intention de passer moi aussi au Mac en 2007. Je pense en effet que Mac OS X est probablement ce qui se fait de mieux en terme d'interface utilisateur. J'attend 2007 parce que j'espère me faire un triple-boot : Windows, Linux et Mac OS X sur la même machine ! Pour y parvenir, il faut le nouveau Windows et de nouvelles distributions Linux.
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2006-01-17 20:30:37, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Je connais un proverbe qui dit ceci : « On sait ce qu'on perd mais on ignore ce qu'on gagne ». Ce proverbe résume bien l'anxiété que je ressentais au moment de quitter définitivement France Télécom pour Free. J'étais conscient que ma facture téléphonique pouvait sensiblement baisser car France Télécom était devenu trop cher face à la concurrence. Seulement pour moi, France Télécom c'était la sécurité. On paie plus cher, mais ça fonctionne. Free à côté, même s'il cultive un côté rebel avec des prix agressifs, c'est quand même la jungle quand ça ne marche pas.
J'ai donc patienté, le temps que la procédure de dégroupage soit rodée. Le 31 décembre 2005, j'ai franchi le pas et j'en suis content. Ce matin sur mes quotidiens Internet, j'ai lu que nous étions 600 000 vaches à lait à avoir quitté la ferme France Télécom en 2005. J'envoie donc un « Meuhhhrde » à ceux qui sont restés. En effet, si vous êtes abonné chez France Télécom, vous lui versez 14 euros par mois. Quand vous dégroupez totalement votre ligne, vous ne payez plus cet abonnement à France Télécom mais à votre FAI. Votre FAI reverse ensuite cet abonnement de 9 euros par mois à France Télécom. Ce qui fait un manque à gagner de 5 euros par ligne pour ce dernier. Cet argent, où ira-t-il le chercher à votre avis ? Chez ceux qui restent.
Je ne suis évidemment pas actionnaire chez Iliad, le propriétaire de Free. Je suis juste un ancien client de France Télécom, qui a trouvé le même service ailleurs mais moins cher.
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2005-12-22 10:10:47, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
Les députés français ont adopté, tard dans la nuit d'hier, deux amendements sur la loi « DADVSI ». Ces deux amendements légalisent le téléchargement de fichiers musicaux et vidéos, pour un usage non commercial. Petit historique pour ceux qui n'ont pas tout suivi :
Jusqu'à présent vous pouviez copier vos cd et dvd sur d'autres cd, dvd et même disques durs pour un usage non commercial en toute légalité. C'est la fameuse copie privée. Vous étiez même copieusement taxé pour cela depuis quelques années. Aujourd'hui vous pouvez légalement télécharger des vidéos et de la musique sur un réseau P2P. Pour la peine vous serez probablement taxé, via votre FAI.
Ce texte est assez amusant dans la mesure où il autorise le « download » mais pas l' « upload ». Je me demande comment « downloader » des fichiers si personne ne peut les « uploader ». Mais ne faisons pas la fine bouche, il s'agit d'une avancée en faveur des internautes. Pour ceux qui ne font pas de P2P, c'est le moment de vous y mettre car de toutes manières vous paierez. Oui tout a un prix, même la solidarité. Dernière interrogation : pensez-vous que les députés qui on voté « pour », savaient que les fichiers pornographiques étaient ceux qui généraient le plus de trafic ?
Quelques liens vers les principaux clients de réseaux P2P :
- Kazaa un client pour le réseau Fasttrack
- Emule un client pour le réseau Edonkey.
- Bitcomet un client pour le réseau BitTorrent.
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2005-11-15 22:42:36, par Hyacinthe MENIET - [Informatique]
J'ai lu ici, que les maisons de disques lançaient aujourd'hui, leur plus grande campagne contre les internautes utilisateurs de P2P. Les chiffres : 3800 nouvelles plaintes, dans plus de 16 pays. Cela concerne tous les logiciels : kazaa, gnutella, bittorent, soolseek, edonkey et j'en oublie. Cette affaire, entre les maisons de disques et leurs clients, est l'exemple même de la double hypocrisie :
Aucun internaute, ne peut aujourd'hui affirmer qu'il ignore, que récupérer un fichier musical dont il n'a pas acquis les droits est illégal. Il le sait parce qu'il l'a entendu à la télé, à la radio, dans une discussion, peu importe. Il le sait surtout parce que c'est du bon sens. Si tous les chanteurs donnaient leur musique gratuitement, comment vivraient-t-il ? Surtout quand on sait que les plus téléchargés, vivent dans des pays où l'argent est roi.
Honnêtement, les maisons de disques sont conscientes que le téléchargement de la musique est rentré dans les moeurs et qu'il sera difficile de l'y déloger. Sinon les services légaux de téléchargement de musique ne fleuriraient pas sur Internet. Le problème c'est que c'est trop cher ! Je ne sais pas vous mais je trouve absurde d'acheter plus cher un produit de moins bonne qualité et soumis à plus de restrictions. Tout ça pourquoi ? Pour rester dans la légalité. Pff ! Hypocrisie quand tu nous tiens !
Pas étonnant que des services comme allofmp3 soient plébiscités. Je pense que de nombreuses personnes sont d'accord pour payer la musique téléchargée. Simplement elles estiment que le prix doit être proportionnel à la qualité. Je précise que ce service ne devrait être utilisé, que par des personnes qui résident en Russie. Vous voilà averti.
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